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Intervention sur le budget supplémentaire pour le volet éducation

il y a 4 heures
2 min de lecture

Madame la Maire, chers collègues,


Nous avons beaucoup entendu parlé des cours d’écoles végétalisées et je pense qu’il est important de remettre de la vérité sur ce sujet : Nous n’avons arrêté aucune végétalisation de cours d’école.


Certes, 2,2 millions d’euros de crédits consacrés à la végétalisation des cours d’école ne seront pas dépensés cette année et apparaissent dans ce budget supplémentaire. Mais pourquoi ?


Parce que neuf des douze opérations prévues pour 2026 avaient été gelées dès février sous le mandat de Jeanne Barseghian, avant notre arrivée aux responsabilités.


Or, quand neuf projets sont gelés en février, les marchés ne peuvent plus être passés à temps pour permettre à notre nouvelle équipe la réalisation des travaux pendant l’été.

Nous devons donc aujourd’hui, à regret, en tirer les conséquences budgétaires : ces crédits ne pourront pas être consommés en 2026 et devront être reprogrammés pour permettre la reprise des opérations.


Je me tourne donc vers le groupe de Madame Barseghian pour simplement lui dire que je voudrais donc que, dans cette enceinte, que nous puissions au moins nous accorder sur les faits.

Ce n'est pas notre majorité qui a gelé ces neuf cours. C'est la vôtre.

Vous aviez pourtant promis de végétaliser toutes les cours d'école de Strasbourg en 2020. 

Vous l'avez annoncé. 

Vous l'avez répété. 

Vous avez communiqué dessus. 


Mais au moment de quitter vos responsabilités, non seulement vous avez divisé votre promesse de campagne par deux (car à peine plus de 50% des cours ont été végétalisées), pire encore, neuf des douze opérations annoncées pour 2026 avaient été gelées.


Et c'est là, je crois, que ce débat dépasse largement la seule question de la végétalisation.

Parce que les contre-vérités sont un poison lent pour notre démocratie.

Quand vous faites croire qu’un projet était financé alors qu’il ne l’était pas, quand vous affirmez qu’il allait être réalisé alors que vous l’aviez vous-mêmes gelé, 

quand enfin vous accusez vos successeurs de l’avoir arrêté alors que cette décision avait été prise sous votre responsabilité, 

vous ne faites pas simplement de la polémique politique. 


Vous abîmez la parole publique. 

C’est pour cela que je vous demande aujourd’hui de revenir aux faits. 

Pas à votre propre propagande. 

Pas à ce que vous auriez voulu faire et que vous n’avez pas fait. 

Mais à ce que vous avez réellement fait.

Et ce que vous avez fait c’est renoncer à une promesse de campagne.

Nous n’avons pas arrêté la végétalisation des cours d’école. 


Nous allons la poursuivre. Parce qu’elle est indispensable pour adapter nos écoles au changement climatique et améliorer le quotidien des enfants, et elles ne sont pas suffisantes. D'ailleurs, nous voulons aller plus loin car les temperatures constatées dans les écoles cet été démontre tout ce qui n’a pas été fait pendant le mandat précedent et ce qui reste à faire. 


Mais nous voulons le faire autrement et surtout ne plus confondre une annonce avec une réalisation.


Parce qu’un projet annoncé n’est pas un projet réalisé.

Parce qu’une promesse n’est pas un crédit.

Parce qu’une communication n’est pas une politique publique.


Et parce que la première condition pour restaurer la confiance dans la parole politique, c’est de dire ce que l’on fait et de faire ce que l’on dit.

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