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Six mois au service des enfants et de l’école publique à Strasbourg

il y a 11 minutes
2 min de lecture

Six mois déjà. Six mois à apprendre, écouter, agir et, surtout, à mesurer chaque jour la chance que j’ai de travailler pour les petites Strasbourgeoises et les petits Strasbourgeois.


Depuis mars, avec les équipes de la Ville, nous avons d’abord voulu recréer du lien. Avec l’Éducation nationale, les directions d’école, les enseignants, les parents d’élèves, les associations, les centres socioculturels, les acteurs culturels, scientifiques et sportifs. Parce qu’une politique éducative ne se construit jamais seule.


Nous avons aussi préparé notre première rentrée. Tout l’été, les équipes de la Ville ont travaillé dans les écoles : travaux, entretien, préparation des classes et des restaurants scolaires. Trois nouvelles cours ont été végétalisées cet été et nous avons engagé un travail plus large sur l’adaptation de nos écoles aux fortes chaleurs : végétalisation, désimperméabilisation, rénovation du bâti, mais aussi développement de l’école dehors. Le changement climatique est déjà là : il faut désormais penser autrement les lieux dans lesquels nos enfants apprennent et grandissent.


Ces six mois ont aussi été marqués par des événements graves qui nous ont obligés à repenser en profondeur la protection des enfants sur les temps municipaux : revoir nos procédures de recrutement et de contrôle, renforcer la formation et l’encadrement de nos animateurs, mieux organiser le signalement et l’accompagnement des familles. C’est un chantier exigeant, que nous avons ouvert et que nous mènerons jusqu’au bout.


Et puis il y a tout ce que nous avons commencé à préparer pour la suite : la gratuité des fournitures scolaires, un périscolaire davantage tourné vers les arts, les sciences et le sport, l’accessibilité de nos écoles, le numérique, la parentalité… Le Printemps de l’éducation, mené ces derniers mois, a permis d’engager les rencontres et le dialogue avec la communauté éducative. Cette démarche se poursuivra en novembre avec les Assises de l’éducation, une nouvelle étape dans la préparation de notre futur Projet éducatif strasbourgeois. Tout ne peut évidemment pas être réalisé en six mois. Mais les chantiers sont lancés et notre cap est posé.


Et probablement ce que je retiens le plus de ces six mois : les rencontres. Les enfants, leurs parents, les enseignants, les ATSEM, les animateurs, les directrices et directeurs, tous les agents qui font vivre nos écoles. Entrer dans une classe, discuter devant une école, écouter un parent, remettre un diplôme à un élève de CM2 et voir sa fierté… C’est là que cette responsabilité prend tout son sens.


Six mois, c’est peu. Beaucoup reste à faire et nous le savons. Mais ces six premiers mois ont renforcé une conviction : prendre soin de l’école, c’est préparer l’avenir de Strasbourg.

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