Réponses aux questions relatives au budget supplémentaire pour l'éducation
Madame la maire,
Tout d'abord sur le point sur les cours d'école. Je regrette la mauvaise foi de Madame Barseghian qui nous reproche notre vote sur le budget primitif parce que nous n'avons pas voté contre les cours d'école, nous avons voté contre le budget primitif.
Mais si je suis votre logique, quand vous voterez contre notre budget primitif, ça veut dire que vous voterez contre les cours d'école que vous avez promis dans le passé. Donc j'en tire les leçons.
Par rapport à ce que vous dites sur le mensonge, moi je trouve que c'est vraiment regrettable parce que vous nous accusez de mentir, mais ce n'est pas moi que vous accusez de mentir, madame Barseghian, ce sont tous les agents de cette collectivité qui nous ont dit qu'on est arrivé au pouvoir, que la consigne avait été passée en février 2026 de geler les végétalisations des cours d'école. Donc j'entends, vous dites que soit tous les agents de cette collectivité nous mentent, soit vous n'étiez pas au courant de ce qui se passait dans votre administration. Dans les deux cas, je trouve ça fortement inquiétant.
Ensuite, vous dites que vous avez annoncé de 2023 réduire la voilure pour avoir des cours d'école de meilleure qualité.
Là aussi, madame Barseghian, les chiffres ne plaident pas en votre faveur. Le coût des cours d'école végétalisée n'a cessé de diminuer depuis le début de votre mandat jusqu'à la fin de votre mandat. Donc, on ne peut pas vraiment parler de meilleure qualité des cours d'école, mais plutôt de réduction budgétaire que vous avez affiché sur ces cours d'école.
Voici la réalité des chiffres et enfin, vous dites qu'on a manipulé nos annonces de rentrée, mais qu'est-ce qu'on a dit à la rentrée ? On a annoncé plus de 30 millions d'investissements dans des écoles qui devaient être rénovées et que vous avez passé des années à promettre sans rien faire.
Si on prend le cas de l'école Schwilgué, que nous avons visitée avec mon collègue Pierre Jakubowitz, pendant deux ans, on leur a dit que les travaux allaient commencer dans six mois. Voici ce qu'ils ont vécu pendant les deux dernières années du mandat. Et quand on regardait les lignes budgétaires au PPI, il n'y avait rien qui était prévu, madame. Donc voilà la réalité de nos annonces de rentrée, de la rénovation énergétique pour les écoles, des extensions pour des écoles qui n'avaient même plus assez de place dans des dortoirs pour des élèves de maternelle. Voici la réalité de nos annonces de rentrée et je pense qu'on peut en être très fiers.
Ensuite, sur le plan canicule, madame Meneceur, moi j'aimerais vous remercier pour votre courrier parce que je pense que c'est des constats et des objectifs qu'on partage.
En effet, moi j'étais assez surprise en arrivant en responsabilité de voir qu'il n'y a pas de plan canicule des écoles dans cette collectivité. Et c'est bien dommage qu'on a passé un mandat à dire que c'était le dernier mandat pour le climat de voir qu'il n'y avait rien qui était prévu globalement pour anticiper ce changement climatique dont on avait tant parlé.
Et pire, si vous relisez l'audit dont nous avons parlé en début de séance, des millions d'investissements n'ont pas été dépensés dans des rénovations qui étaient pourtant prévues. Donc là aussi, c'est des constats qu'on fait, qu'on partage, qui nous inquiètent, mais pour lesquels nous avons prévu de travailler.
Notre première étape, c'est d'y travailler sereinement, correctement, rapidement, mais de prendre le temps de la réflexion parce que nous avons la chance, dans nos écoles à Strasbourg, d'avoir des capteurs. Donc, il y a une première phase d'analyse qui est faite de tout ce qui s'est passé en juin, ce qui s'est passé cet été et quels enseignements on en tire.
Le deuxième, c'est une fois qu'on a travaillé ces données, de concevoir un plan sur quatre axes stratégiques. Le premier qui est d'éviter au maximum les apports de chaleur, la gestion des fenêtres, des stores où on voit que peu a été fait sous le mandat précédent. Deuxièmement, il faut décharger le bâtiment lorsqu'ils sont frais. Ça peut passer par des protocoles, par des stratégies de ventilation.
Le troisième axe, c'est l'adaptation des bâtiments avec des solutions passives et, par exemple, des brasseurs d'air ou des rafraîchissements qui peuvent être mis en place, et en dernier recours compenser qu'on n'a pas d'autres solutions dans les écoles.
Ce sont les quatre axes sur lesquels on travaille actuellement et qu'on a envie de mettre au débat avec la communauté éducative dans le cadre des assises de l'éducation qui auront lieu en novembre, et avec lesquels nous allons travailler avec toute la communauté éducative.
Non, je n'ai pas un plan canicule à vous présenter, à mon grand regret. Je pense comme vous qu'il aurait dû exister. Il n'existe pas et nous y travaillons d'arrache-pied pour le présenter prochainement.


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